Beaucoup d’africains qu’ils soient d’Afrique des Caraïbes ou encore de la diaspora sont de plus en plus conscients des défis auxquels le continent africain est confronté. C’est dans une très large mesure que se justifie cet événement historique organisé par des africains de la diaspora en France. Afin d’aborder laborieusement le sujet de cette vicieuse problématique, une conférence de grande envergure se tiendra le 7 octobre prochain à Paris et plus précisément à l’espace Hermes, 10 cité Joly, 75011 PARIS-Métro: Père-Lachaise

Cette rencontre qui portera sur la servitude monétaire qui est de facto l’une des officines les plus infectées de ce néocolonialisme, aura la particularité d’être animée par d’illustres personnages. Il s’agit entre autre de Umar Johnson descendant direct du grand Frédérick Douglass himself. Mais aussi, sous la présence effective du grand professeur et docteur en économie politique, le brillant Nicolas Agbohou

La question du franc cfa demeure aujourdhui un sujet qui mérite sa place en ce 21e siècle, dans un contexte où les générations sont moins exposées au caractère destructeur de l’ignorance et du manque d’informations. Aujourdhui plus que jamais cette question demeure d’actualité. Pour rappel, le franc cfa est la dénomination d’une monnaie partagée par 14 pays en plus des îles Comores avec le franc comorien. 

C’est une monnaie créée le 26 décembre 1945, jour où la France ratifie les accords de Bretton Woods et procède à sa première déclaration de parité au Fonds monétaire internationale (FMI). Symbole solide du colonialisme français, cette monnaie est garantie par l’euro afin qu’elle puisse garder une forme de stabilité et les billets sont imprimés en France à Chamalières et Pessac. Nonobstant la misère liée à la pauvreté en Afrique, 50% des réserves de change qui découlent du franc CFA devront aller au trésor public français en guise de compensation suite à cette garantie. 

Une taxe coloniale, à laquelle est contrainte de payer les pays qui composent la zone CFA et cela chaque année depuis plusieurs décennies. À cela s’ajoute la présence de la France dans les conseils d’administrations des banques centrales (BCEAO pour l’Afrique de l’Ouest et BEAC pour l’Afrique centrale) et ces éléments français possèdent un droit de véto sur toutes les homologations qui seront prises dans ces conseils.

Pour toute information relative à l’événement, contacter le 0666327320, les portes seront ouvertes à partir de 14:00 (voir affiche ci dessous)

Laetitia Tshilombo

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