Le magistère Donald Trump ne compte pas voir l’effigie de Harriet Tubman sur les billets de 20 dollars us comme cela avait été publié peu de temps avant son accession au pouvoir. Harriet Tubman, cette femme emblématique de l’abolition de l’esclavage dans le pays de l’uncle Sam aurait dû être la toute première mélanoderme a figuré sur un billet de dollar américain.

Lors de sa campagne présidentielle, le nouveau président américain s’était farouchement opposé à l’idée de voir le portrait de cette dernière prendre la place du président Andrew Jackson qui, était esclavagiste. Un paradoxe déplaisant dans un contexte assez trouble quand on sait que récemment plusieurs tensions se sont faites ressentir notamment à Charlottesville occasionnées par des suprémacistes du Ku Klux Klan et des néo-nazis.

Ce changement de portrait qui était prévu par l’administration de Barack Obama, qui consistait à redessiner ces billets d’ici 2020, s’est vu refuser par Steven Mnuchin secrétaire du trésor américain:

« Pour le moment, nous avons des sujets bien plus importants sur lesquels travailler. »

a-t-il déclaré sur la chaîne de télévision CNBC.

En avril 2016 lors d’une campagne tenue sur les réseaux sociaux par l’ONG « women on 20s », le département du trésor américain sous la coupole du magistère de Barack Obama avait déclaré que le visage d’Harriet Tubman comptait prendre la place du président Andrew Jackson au recto des billets de 20 dollars us.

Un message fort, rempli de sens aurait alors là retenti dans toutes les oreilles : Andrew Jackson septième président des États-Unis, pro-esclavagiste de son état et figure de proue de la white supremacy devait être effacé puis remplacé par Harriet Tubman, femme noire, esclave devenue chef de fil du militantisme abolitionniste.

Plusieurs personnalités notamment l’ancienne secrétaire d’État Hilary Clinton ou encore l’ancien agent de CIA Édouard Snowden, aujourd’hui réfugié en Russie avaient salué ce choix historique de Barack Obama. Il a fallu moins de deux ans pour que Donald TRUMP vienne supplanter une décision de Barack Obama. Il n’est pas à son premier coup.

Laetitia Tshilombo

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