La coulée de boue meurtrière qui avait touché Freetown, la capitale sierra-léonaise, lundi 14 août dernier, avait eut des conséquences dévastatrices. Ce glissement de terrain lourd de son bilan, a fait 500 morts et plus de 600 disparus. Les victimes qui elles ont survécus à cette tragédie témoignent et racontent le malheur qui leur est arrivé.
Alfred Johnny: « J’ai vu la montagne tomber. J’étais sous la véranda quand le glissement a commencé. Le bruit était assourdissant. Les gens criaient, il étaient pris au piège. J’ai tout vu mais je n’ai rien pu faire pour les sauver. J’étais impuissant face à la catastrophe ».

Yatta Kamara (à gauche): « J’ai perdu 14 membres de ma famille. J’étais partie chercher du riz chez ma tante cette nuit-là parce que les enfants n’avaient rien à manger. Maintenant ils sont tous morts. Un voisin est venu m’annoncer la tragédie à 6H du matin. J’ai perdu ma maison et ma famille »

« C’est ma fille cadette Jeneba. Elle avait 6 ans », dit Yatta

Abdul Mansaray: « J’ai pu sauver toute ma famille grâce à ce trou dans le plafond. J’ai perdu tout mon argent et mes biens mais j’ai quand même pu sauver ma femme et mes enfants »

« Nous essayons de reconstruire la maison. Nous n’avons pas où aller malgré les risques nous allons rester ici », déclare M. Mansaray

Mbalu Bangura, 15 ans: « Comment mes parents vont-ils payer ma scolarité? Nous avons tout perdu », se demande la jeune écolière.

Kadiatu Bendu: « J’ai perdu mon mari et ma fille de 16 ans. Il m’a sauvé ainsi que mon bébé. C’est quand il a essayé de réveiller ma fille qu’un immense rocher leur est tombé dessus. J’étais sur le toit de la maison avec le bébé. J’ai tout vu mais je n’ai rien pu faire »

Laetitia Tshilombo

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